Avantages et limites de l’utilisation du label NSH

« Cette note est dédiée à la déesse Insomnie :  Que cette offrande te satisfasse pour de longues nuits à venir »

L’ « AFFAIRE WEINSTEIN » a eu ceci de bon qu’elle a permis à tous et toutes de prendre conscience de la difficulté fondamentale dans nos sociétés que posent les relations entre hommes et femmes au quotidien. A ce jour, néanmoins, peu de solutions pratiques sont apportées pour éviter les tensions émergentes, et c’est pourquoi l’autrice de ce texte s’est attachée à fournir un cadre théorique crédible à une des situations contemporaines qui illustre un souci millénaire.

Comme il est connu que l’analyse économique s’applique à n’importe quel objet avec une grande pertinence (Becker, 1992) et que des mécanismes marchands adaptés peuvent régler tous les problèmes pratiques (Friedman, 1962 ; Hayek, 1994), il semble très logique de penser immédiatement à l’utilisation d’un signal de qualité pour réduire l’incertitude liée aux interactions entre hommes et femmes. Il existe quelques similitudes structurelles entre les problèmes de qualité d’un bien et de qualité d’une interaction : il y a une évidente et forte asymétrie d’information entre les partis (l’un des deux sait qu’il y a des sous-entendus dans les phrases énoncées et l’autre l’ignore ex ante), une interaction mal interprétée crée une certaine anxiété (à l’instar de l’achat d’un bien qui n’aurait pas les qualités requises), une asymétrie de pouvoir (pouvoir de marché ou pouvoir social) réduit les possibilités de choix d’un des deux partis, et enfin la subjectivité et l’interprétation des agents jouent un rôle important dans la qualification de la qualité d’un bien tout autant que d’une relation. L’envoi d’un méta-signal concernant le bien / la relation, de type label de qualité semble dans ce genre de circonstances tout à fait adapté. Reste à voir quelles réalisations pratiques sont possibles à appliquer dans le contexte.

Le problème qui m’intéresse en particulier ici est la réduction de l’ambiguïté dans les échanges de courriels professionnels, dont les écarts sont strictement caractérisés par la loi. Malgré une délimitation assez claire pour certains faits, il semble évident que d’autres, plus sujets à discussion, requièrent un soutien cognitif et technique. Par exemple, il est relativement clair que si un collègue de bureau vous envoie des « photographies de femmes aux seins nus » alors que vous lui avez demandé de ne pas en envoyer, cela représente une forme abusive de relation, que l’on peut qualifier de harcèlement sexuel.


Des situations intermédiaires pourraient devenir plus complexes à analyser. Par exemple (inspiré de faits réels) :

Objet : contact

Bonjour,

Merci beaucoup pour cette charmante discussion. Votre aide et votre amabilité m’ont été précieuses dans les circonstances. J’espère que nous pourrons rediscuter très bientôt.

Cordialement.

Ce mail porte potentiellement à mésinterprétation – quelques adjectifs ne sont en effet pas totalement à leur place dans le contexte, tout en ne constituant pas une infraction évidente et claire.

Une idée ingénieuse serait alors de proposer aux auteurs de mail d’insérer une petite note dans le texte afin que leurs propos soient totalement dédouanés de toute ambiguïté sémantique. Nous proposons ici le label NSH – No Sexual Harassment, qui permet de préciser le statut intentionnel de la phrase. Pourquoi en anglais ? Car ce label a vocation à s’exporter largement et devrait trouver un public intéressé en particulier outre-Atlantique : autant l’intégrer directement dans le dialecte international.

Ainsi, le mail transformé pourrait devenir :

Objet : contact

Bonjour,

Merci beaucoup pour cette charmante discussion (NSH). Votre aide et votre amabilité m’ont été précieuses dans les circonstances. J’espère que nous pourrons rediscuter très bientôt (NSH).

Cordialement.

Si l’on se place dans la situation de la lectrice (on supposera pour simplifier que seuls les hommes pratiquent le harcèlement sexuel, et cela permettra de poser ‘auteur’ et ‘lectrice’ comme les deux agents en interaction), le fait que le collègue précise qu’il est conscient qu’il pourrait y avoir plusieurs interprétations à sa phrase est très clairement rassurant. Elle répondra avec légèreté et un plaisir non feint car, effectivement, la discussion était charmante – sans ambiguïté.

On pourrait retrouver cela, par exemple, pour un cas un peu plus tendu (inspiré de faits réels) :

Objet : proposition d’emploi

Bonjour,

Nous nous sommes rencontrés il y a deux ans à une conférence et j’avais remarqué vos qualités exceptionnelles et votre énergie très positive. D’après mon souvenir, vous devriez bientôt finir votre thèse –j’ai justement un poste à pourvoir sur un projet blablabla, et que je serais très intéressé à vous offrir. 

Cordialement.

On peut noter que les risques de malentendu de la première phrase mériteraient d’être légèrement désamorcés, la flatterie y étant clairement très présente sans réelle raison pratique, ainsi que la conclusion, où le verbe « offrir » pourrait inquiéter une jeune femme en situation de besoin, y détectant un léger désir de prise d’ascendance. Dans ce type de contexte, paternalisme et harcèlement sexuel sont parfois assez proches dans leur expression mais nous ne traitons ici que des doutes quant au harcèlement sexuel, qu’on peut radicalement éradiquer grâce à notre label.

Sans alourdir significativement l’expression, on retrouve alors :

Objet : proposition d’emploi

Bonjour,

Nous nous sommes rencontrés il y a deux ans à une conférence et j’avais remarqué vos qualités exceptionnelles (NSH) et votre énergie très positive (NSH). D’après mon souvenir, vous devriez bientôt finir votre thèse –j’ai justement un poste à pourvoir sur un projet blablabla, et que je serais très intéressé à vous offrir (NSH). 

Cordialement.

Ceci dit, on commence à détecter un nouveau problème, qui est celui du choix des phrases qu’il est nécessaire de requalifier par le label. En effet, si par exemple ce mail est envoyé (totalement hypothétique) :

Objet : une éventuelle rencontre

Bonjour,

Je suis en mission à X et par le plus grand des hasards mon hôtel est très proche de votre laboratoire. Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes vus : est-ce que vous seriez intéressée à ce que nous déjeunions ou dinions ensemble pour discuter des avancées respectives de nos recherches ?

Cordialement.

A première vue, l’invitation à diner a de quoi éveiller la conscience la plus endormie : elle peut être très clairement une tentative d’approche à travers un rituel de séduction sexuel millénaire. Pour éviter de troubler l’interlocutrice, on pourrait facilement insérer notre petit label, qui viendrait comme un clin d’œil désamorcer toute anxiété. On obtiendrait alors :

Objet : une éventuelle rencontre

Bonjour,

Je suis en mission à X et par le plus grand des hasards mon hôtel est très proche de votre laboratoire. Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes vus : est-ce que vous seriez intéressée à ce que nous déjeunions ou dinions ensemble (NSH) pour discuter des avancées respectives de nos recherches ?

Cordialement.

Cependant, cette insertion ne suffirait pas à calmer les inquiétudes d’une lectrice plus avertie, qui aurait noté l’intrusion du mot « hôtel » dans un mail professionnel, ce qu’il n’a rien à y faire si ce n’est en étant porteur d’une intention cachée d’enfumage contextuel. On parle d’hôtel, après on parle de chambre d’hôtel, et tout le monde voit bien où cela peut mener ! La méfiance est de mise. Il faudrait donc être alors un peu plus précis dans l’usage du label :

Objet : une éventuelle rencontre

Bonjour,

Je suis en mission à X et par le plus grand des hasards mon hôtel (NSH) est très proche de votre laboratoire. Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes vus : est-ce que vous seriez intéressée à ce que nous déjeunions ou dinions ensemble (NSH) pour discuter des avancées respectives de nos recherches ?

Cordialement.

Le problème qui apparaît alors est flagrant : selon le degré de paranoïa de la lectrice, toute phrase est potentiellement transformée en harcèlement. Ainsi, il n’est pas toujours facile pour l’auteur de savoir à l’avance quelle expression sera mal interprétée. Les exemples cités plus hauts sont clairement issus du champ académique et ont donc une forte chance d’être produits par des auteurs qui exhibent des traits autistiques évidents, donc incapables d’anticiper l’interprétation que les autres donnent à un signal. On peut traduire en solution idéale :

Objet : une éventuelle rencontre (NSH)

Bonjour,

Je suis en mission à X et par le plus grand des hasards mon hôtel (NSH) est très proche de votre (NSH) laboratoire. Cela fait bien longtemps que nous (NSH) ne nous (NSH) sommes vus (NSH) : est-ce que vous seriez intéressée (NSH) à ce que nous déjeunions (NSH) ou dinions (NSH) ensemble (NSH) pour discuter des avancées (NSH) respectives de nos recherches ?

Cordialement (NSH).

Le manque de praticité du système saute aux yeux. Pour résoudre ce problème on peut transformer légèrement le dispositif, en décidant d’une nouvelle convention pour l’utilisation de ce label qui marque, rappelons-le, la bonne intention de l’auteur qui ne souhaite pas que ses propos soient vécus de façon désagréable par la lectrice. Il est donc tout à fait possible de positionner le label en début de mail pour que son effet couvre l’intégralité du discours. Par intérêt marketing et la même occasion, on peut rendre un peu plus contemporain le signal, l’incluant dans une culture du réseau social qui est toujours bonne à mettre en avant, et en utilisant le format même du mail. On aurait ainsi :

Objet : #NSH - une éventuelle rencontre

Bonjour,

Je suis en mission à X et par le plus grand des hasards mon hôtel est très proche de votre laboratoire. Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes vus : est-ce que vous seriez intéressée à ce que nous déjeunions ou dinions ensemble pour discuter des avancées respectives de nos recherches ?

Cordialement.

A ce stade on a réglé un certain nombre de problèmes techniques.

En outre, il est ainsi possible au premier coup d’œil d’identifier tous les mails issus d’auteurs masculins qui ne s’afficheraient pas directement comme honnêtes dans leurs échanges : avec un très simple filtre de boîte-mail amélioré d’une reconnaissance d’expéditeurs masculins (sur la base d’une liste exhaustive des prénoms masculins identifiés à l’international), une lectrice qui le souhaite pourrait réduire son anxiété en envoyant dans une boite spéciale, équivalente du spam, tous les interlocuteurs peu scrupuleux.

Mais la présence d’un nouvel élément, qui rétablit une réelle incertitude, en profite alors pour nous sauter aux yeux : l’aléa moral, classique en ces matières (Akerlof), lié à l’auto-déclaration des intentions de l’auteur. En effet, quoi de plus simple pour un irrépressible harceleur-loup que de se déguiser un moment en mouton par l’ajout d’un hashtag qui évoque un halo d’innocence.

Un aparté permettra de comprendre que, si nous nous limitons aux problèmes liés aux emails professionnels, nous ne perdons pas de vue que le problème est plus général. N’a-t-on pas remarqué, dans les interactions in vivo que la cravate, autrefois signe de dignité, de bonne éducation, de sérieux, ne garantit plus toujours la probité de son porteur. Cela concerne en particulier les affaires de mœurs qui nous occupent ici. Des témoignages, de plus en plus nombreux au cours du temps, racontent qu’il est arrivé qu’un homme portant cravate (signal que toute jeune femme innocente et candide prendrait, donc, pour bonne éducation, dignité, sérieux) prononce une phrase du type « Mademoiselle, si vous voulez garder votre emploi, il faudrait BIIIIIIIIIIIP ». Ce qui sort largement du cadre de la correction annoncée par la sus-mentionnée cravate, et a pu créer certains troubles interprétatifs, voir des erreurs de réaction (la réalisation de BIIIIIIP) tout en se pensant en sécurité (anxiété basse) – le temps qui passe pouvant soudain révéler la malversation à l’innocente (anxiété soudain haute) qui, alors, s’est plaint et a pu, dans les très très rares cas où la justice a mérité ce nom, de bon droit faire valoir un abus et être dédommagée.

Si l’on a éliminé les maladroits grâce à notre hashtag, nous ne nous sommes pas encore débarrassés des vilains. Quoi de plus simple en effet, que d’envoyer un mail ayant pour objet « #NSH – quelques photos » et d’y glisser subrepticement des photos de seins nus ? A ce stade, deux options se présentent à nous, toutes deux nécessitant un petit travail de programmation pour obtenir l’algorithme idoine, car on ne saurait traiter d’emails sans se donner la possibilité d’automatiser la chose. On aura recours soit à la certification participative soit à la certification par tiers.

La première option est la plus simple à réaliser. Il s’agirait d’établir des réputations en se reposant sur un simple système de recommandation standard. À chaque fois qu’un mail hashtagué serait associé à un contenu douteux, un petit indicateur pourrait être sélectionné dans le mailer, envoyant l’information à une base de données internationale – par la suite tout envoi de mail hashtagué du même auteur pourrait être marqué par un des rooters du chemin et envoyé dans une boite encore plus spéciale, que les lectrices n’iraient consulter qu’avec la plus grande prudence.

Mais on a compris qu’un des grands soucis de cette évaluation est qu’elle repose sur l’interprétation que les lectrices feraient de l’adéquation entre l’objet et le contenu (et nous ne parlons même pas d’un autre aléa moral qui reposerait sur le désir de construire de fausses réputations). Pour éliminer trop de personnalisation ou de malentendu, on peut se tourner vers un traitement automatique des contenus des mails, sans même se limiter à ceux qui portent un hashtag innocent. Une intelligence artificielle de nouvelle génération[1] pourrait rapidement apprendre à identifier :

  • la nocivité du contenu du mail eut égard à la notion subtile de harcèlement sexuel, et en cas de nocivité soupçonnée, mettre le mail dans une boite que les lectrices ne consulteraient qu’à rebrousse-cœur ;
  • l’adéquation entre la présence du hashtag et la non-nocivité du mail, et dans le cas où l’emploi du hashtag serait abusif, alimenter la base de données internationale concernant les tricheurs, ce qui tout aussi automatiquement enverrait, chez chaque lectrice concernée, le mail dans la boite mail de sulfureuse réputation.

Cette petite note semble éclairer la réflexion sur deux points

  • Outre le fait qu’il est encore démontré que l’économie est une discipline reine, capable de s’emparer utilement de chaque question sociale,
  • on note également qu’elle s’associe efficacement à d’autres disciplines afin d’augmenter grandement l’efficacité des mécanismes qu’elle peut élaborer.

Le harcèlement sexuel par mail ne sera bientôt plus qu’un souvenir périmé.

Isidore N.


Post Scriptum. En note finale, je tiens à remercier un éminent collègue de l’université de Reims qui m’a fait la suggestion suivante, qui permettrait d’étendre et de compléter l’approche proposée ici, et je tiens à la partager avec le lecteur.

« Pour te remercier, je te propose une amélioration substantielle de ton modèle, déjà très convaincant: il faudrait peut-être rajouter un sigle NI (No Irony), car tout le monde sait bien que l’on peut utiliser des antiphrases et donc exprimer exactement le contraire de ce que l’on transmet. Cela pourrait donner (en reprenant un de tes exemples) :

Objet : contact

Bonjour,

Merci beaucoup pour cette charmante discussion (NSH, NI). Votre aide et votre amabilité m’ont été précieuses dans les circonstances. J’espère que nous pourrons rediscuter très bientôt (NSH, NI).

Cordialement.

C’est simple vu que cette précision doit être (une fois son usage accepté) ajoutée à toute mention « NSH ». Par ailleurs, tu noteras qu’elle clarifie encore notablement la communication.

Ne me remercie pas : je suis très heureux de participer (de manière substantielle, comme je le mentionnais plus haut) à ton effort pour rendre le monde simple, clair et digne de confiance. »


Références

Akerlof G., 1970, The Market for “Lemons”: Quality Uncertainty and the Market Mechanism, Quarterly Journal of Economics. The MIT Press. 84 (3): 488–500.

Becker G ., 1992, The Economic Way of Looking at Life, in : T. Persson (ed) Nobel Lectures, Economics 1991-1995, Editor, World Scientific Publishing Co., Singapore, 1997

Friedman M., 1962, Capitalisme et liberté, University of Chicago Press.

Hayek F., 1994,. The Road to Serfdom. University of Chicago Press.

[1] Les connaisseurs de l’intelligence artificielle savent que cette discipline repose en partie sur des problème-types qui permettent de juger les algorithmes dans leur compétence et leur vitesse. Idéalement, ces algorithmes devraient se détacher au maximum des connaissances et savoir humain, afin de révéler pleinement leur potentiel à sauver l’espèce humaine d’elle-même. C’est en particulier le cas de l’algorithme de machine-learning qui a réussi à battre des champions de go (problème-type) alors qu’il n’a à aucun moment été entraîné ou orienté par un humain. (https://deepmind.com/blog/alphago-zero-learning-scratch/); il n’est plus question de subjectivité !

2 réflexions sur « Avantages et limites de l’utilisation du label NSH »

  1. Rapport n°1.
    Merci de m’avoir donné la possibilité de lire cet article. Les grandes idées se rencontrent : la marque NSH est déposée depuis hier (par moi-même). La publication de cet article doit donc être conditionnée au paiement des droits afférents à l’utilisation du label NSH.
    G. Rapetou

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  2. Rapport n° 2.
    La tyrannie des prénoms : halte à l’hyper-sexualisation
    L’article soumis(NSH) fait sans doute un pas dans la bonne direction, mais manque l’essentiel, qui devrait être une critique radicale de la sexualisation du monde, sexualisation imposée dès l’enfance par la sexualisation de l’identité à travers l’usage généralisé de prénoms sexuellement non-neutres. La Science Économique a récemment démontré (Akerlov et Kranton, 2010) l’importance de l’identité personnelle. Même si cette réalité dérangeante n’avait pas été notée au-paravant (on a bien attendu le XVIIe siècle pour comprendre la circulation sanguine), le fait est maintenant établi, et nous devons en tirer toutes les conséquences. Honte donc aux parents in-conscients ou pervers qui, après 2010, continuent à affubler à la naissance leurs enfants de ce boulet sexuel qu’on appelle prénom. Le.la petit.e garçon.fille toute sa vie devra afficher son ana-tomie avec sa signature. Au moins, tant que cette habitude n’a pas été éradiquée, que ceux-ci prennent soin de faire suivre leur prénom du hasgtag heureusement proposé par l’article objet de ce rapport(NSH).
    George(NSH) Sand

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